La trahison du sensible

Universel et singulier

Le langage comme écart et trahison du sensible, Phénoménologie de l’esprit : impossibilité de dire la chose même.

Aristote  Métaphysique II, 15 : « si l’on te définissait toi par exemple..

Nous sommes dans la certitude sensible et nous prononçons l’universel.

Hegel et Mallarmé : l’accès à l’universel du concept : le langage change toute certitude sensible en son contraire : un concept universel. Faillite du langage qu’on peut interpréter comme une incapacité à dire la perception et le subjectif : expression ou trahison de soi. Ou bien il y a une parole vraie ou bien la parole manque pour dire l’intime et le propre.

Bergson : langage, production de l’intelligence. Incapable de dire le propre : fixité qui ne peut rendre compte du mouvement. Généralité qui manque le singulier. Essai sur les données immédiates de la conscience.

L’incapacité liée à la nature de l’objet

indicible et ineffable : Fionn Bennett Apocalypses béatifiques de l’ordre et du chaos dans Les portes de la perception d’Aldous Huxley  http://savoirsenprisme.files.wordpress.com/2014/04/13-bennett.pdf

Mais cette faillite traduit « la nature divine » du langage. Lorsque je dis une fleur, je la désigne en instaurant une distance avec la chose, je quitte le monde des choses d’où le passage au symbolique : ce qui tient lieu de la chose. Présentation d’une réalité sensible qui suggère une signification qui la dépasse.

Mallarmé : « je dis : une fleur et hors l’oubli où ma voix relègue aucun contour, en tant que quelque chose d’autre que les calices sus, musicalement se lève, idée même et suave, l’absente de tous bouquets. » dire une fleur : singularité de cette fleur est distincte de toutes les fleurs dont j’ai l’idée. : je ne dis pas tout à fait cette fleur-ci mais je dis en même temps toutes les fleurs. Le langage est en excès et en défaut par rapport aux choses sensibles

L’absente de tout bouquet : l’essence de la fleur.

 

 

Cassirer, La philosophie des formes symboliques, Paris, éd. De Minuit, 1978. Tome 1, en entier

Cassirer, Essais sur le langage, Paris, éd. de Minuit, 1969, article Le langage et la construction du monde des objets.

Hegel, Encyclopédie des sciences philosophiques, Livre III, Philosophie de l’esprit, Paris, éd. Vrin, trad. Bourgeois, 2006, en particulier les § 458 à 468.

Hegel, Phénoménologie de l’esprit, trad. Hyppolite, éd. Aubier, 1941, en particulier, La certitude sensible.

Hegel, La propédeutique, Paris, éd. Gonthier, 1969, et en particulier les § 1 à 21 du second cours.

Commentaires : – Jean-François Marquet, Leçons sur la Phénoménologie de l’esprit. Paris, éd. Ellipses, 2004, en particulier, Leçons I et II.

Nietzsche, Volonté de puissance, Tome 1, Paris, éd. Tel Gallimard, 1995, § 97 et 98.

Nietzsche, Humain, trop Humain, Tome 2, Paris, éd. Folio Gallimard, 1968. Le voyageur etson ombre. • Nietzsche, Le crépuscule des Idoles, Paris, éd. Folio Gallimard, 1974, § 5 et suivants.

Commentaires : – Patrick Wotling, Jean François Balaudé, Lectures de Nietzsche, Paris, éd. Le livre de poche, 2000, L’article d’Eric Blondel, les guillemets de Nietzsche.
Quelques références littéraires utiles : • Mallarmé, Avant-dire au traité du verbe. Crise de Vers, in Mallarmé, Œuvres complètes,
Paris, éd. La pléiade Gallimard, 1945. • Valéry, in Cahiers, Poésie et poésie abstraite. Paris, éd. La pléiade Gallimard. 1974. [tome3

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